Le monde de la recherche
Dans cette rubrique, nous vous proposons de découvrir les principaux partenaires du monde de la recherche avec lesquels travaillent les Archives départementales.
 
 

Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et social (Le Maitron)

 
 
 
Historique
 
Publié à partir de 1964 sous la direction de Jean Maitron (1910-1987), le dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et social a bénéficié, en un demi-siècle d’existence, du concours de plus de 1 000 historiens et d’un réseau de 300 correspondants régionaux. Depuis 1964, le dictionnaire et l’ensemble de la collection « Maitron », publiés par les Éditions de l’Atelier, rassemblent 79 volumes ou productions. Au dictionnaire général, consacré à la France et structuré en cinq grandes périodes (1789-1864 ; 1864-1871 ; 1871-1914 ; 1914-1939 ; 1940-1968), se sont ajoutés des dictionnaires internationaux (Algérie, Allemagne, Autriche, Chine, Grande-Bretagne, Japon, Maroc, etc.), des volumes thématiques (anarchistes, fusillés, gaziers-électriciens, cheminots, kominterniens, etc.) ainsi que la réalisation d’outils numériques (cédéroms : volume général et volumes consacrés au Syndicat général de l’Éducation nationale (SGEN), aux cheminots, etc.).
 
Depuis 2011, les biographies sont accessibles sur le site Maitron-en-ligne (http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/) et sont librement consultables par le public depuis décembre 2018. Plus de 190 000 biographies figurent sur cette base, enrichie quotidiennement par des notices inédites et par des compléments apportés aux biographies existantes, au gré des avancées de la recherche.
Dirigée Paul Boulland et Claude Pennetier, chercheurs au Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (CNRS/Université Paris 1), la collection « Maitron » se poursuit à travers de nouveaux projets en cours d’élaboration (ouvriers du livre, Belgique, période 1968-1981, etc.).
 
Partenariat
 
Le PCF a accordé une dérogation de principe aux collaborateurs du dictionnaire pour qu’ils puissent consulter des documents couverts par des délais de communicabilité spécifiques, établis pour des raisons de protection de la vie privée. Les Archives départementales de la Seine-Saint-Denis s’inscrivent dans cette démarche en communiquant certains fonds couverts par ces délais, avec l’accord préalable du PCF, aux chercheurs rattachés à l’équipe du « Maitron ».
 

 

La Maison des sciences de l’Homme de Dijon (MSH)

 
Sites internet :
 
 
 
Historique
 
La MSH de Dijon fédère les 16 laboratoires en sciences humaines et sociales autour des orientations interdisciplinaires de recherche « Territoire et Patrimoine ». Elle produit et met à leur disposition un ensemble de services, outils et compétences au service de programmes de recherche pluri et interdisciplinaires. Elle porte, avec le soutien du centre Georges Chevrier et en partenariat avec les Archives nationales, le projet Paprik@2f, financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR). Celui-ci vise à développer un programme scientifique permettant de mieux connaître le phénomène communiste dans ses dimensions françaises et internationales pour la période 1917-1947.
 
Le projet Paprik@2f a permis de nourrir le portail Archives numériques et données de la recherche (Pandor) en matière d’archives relatives au mouvement communiste. Ce portail se veut un outil de diffusion et de valorisation de corpus numériques créés par la MSH de Dijon dans le cadre de programmes de recherche en sciences humaines et sociales. Grâce au travail commun entre informaticiens, archivistes et chercheurs – en particulier historiens –, il offre aux chercheurs et aux citoyens un accès aux instruments de recherche, parfois aux archives numérisées. Pandor propose un accès aux notices des documents ainsi qu’à leur texte intégral lorsque les droits de propriété intellectuelle permettent une mise en ligne sur internet.
 
Partenariat
 
Dans le cadre de la réalisation du portail Pandor, les Archives départementales de la Seine-Saint-Denis confient à la MSH des archives du Parti communiste français qu’elles ont en dépôt en vue de leur numérisation, de leur indexation puis de leur mise en ligne.
 
 
 

La fondation Gabriel Péri

 
Site internet : https://gabrielperi.fr/
 
Historique
 
Reconnue d’utilité publique, la fondation Gabriel Péri a été créée en 2004 à l’initiative du Parti communiste français. Elle a pour but de participer à la compréhension, la diffusion et l’appropriation du patrimoine intellectuel et pratique accumulé en France et dans le monde par les luttes sociales et politiques, et par le mouvement des idées. Lieu de rencontres, d’échanges et de confrontations, elle revendique de concourir au pluralisme du débat public en mettant à la disposition de tous des outils de décryptage et de réflexion utiles au combat pour l’émancipation humaine. Prenant part à la conservation, la numérisation et l’exploitation des archives du mouvement ouvrier et communiste, elle contribue à la recherche et à la connaissance de cette histoire. Ce travail d’éclairage critique du passé et d’analyse des problématiques actuelles vise selon elle à mieux appréhender la complexité, les contradictions et les mutations de notre époque afin de défricher l’avenir. La Fondation est dotée d’un conseil scientifique, dont le président est l’historien Serge Wolikow.
 
Partenariat
 
La fondation Gabriel Péri concourt au financement d’initiatives et publications réalisées ou impulsées par les Archives départementales de la Seine-Saint-Denis visant à valoriser le fonds de PCF qu’elles ont en dépôt. Cet appui a notamment permis les publications d’un état des fonds et des instruments de recherche relatif aux réunions du comité central du PCF (1921-1977 ; 4 tomes) et de l’inventaire du fonds Paul Lafargue, doté d’une introduction scientifique. Elle a également accompagné l’organisation de colloques consacrés au PCF et l’année 1956 (Bobigny, 29-30/11/2006) ou à l’Union de la gauche (Pantin, 19-20 mai 2010) et la publication de leurs actes, ainsi qu’aux journées d’étude « Archives et socialisme après Marx » (Paris, 02/07/2013) et « Les éditions communistes au défi des archives : matériau pour une histoire en construction » (Bobigny, 03/11/2015).
 
 

La fondation Jean Jaurès

 
Site internet : https://jean-jaures.org/
 
Historique
 
La fondation Jean-Jaurès est une fondation politique française proche du Parti socialiste (PS) qui a pour but de « favoriser l’étude du mouvement ouvrier et du socialisme international, de promouvoir les idéaux démocratiques et humanistes par le débat d’idées et la recherche, de contribuer à la connaissance de l’homme et de son environnement, de mener des actions de coopération économique, culturelle et politique concourant à l’essor du pluralisme et de la démocratie dans le monde » (art. 1 de ses statuts).  
 
La fondation est présidée par Pierre Mauroy de 1992 à 2013 puis par Henri Nallet depuis 2013, tandis que Gilles Finchelstein en est le directeur général depuis 2000. Elle a été reconnue d’utilité publique par décret de la Première ministre Édith Cresson le 21 février 1992, date de sa création officielle.
 
Partenariat
 
La fondation Jean Jaurès s’est associée aux Archives départementales de la Seine-Saint-Denis pour des initiatives concernant l’histoire de la gauche, structurée depuis le congrès de Tours de 1920 par les courants socialistes et communistes. Elle a ainsi participé à l’organisation du colloque consacré à l’histoire de l’Union de la gauche (Pantin, 19-20 mai 2010) et à la publication de ses actes (L’union sans unité. Le programme commun de la gauche (1963-1978), Presses universitaires de Rennes, 2012), ainsi qu’à la journée d’étude « Archives et socialisme après Marx » (Archives nationales, Paris, 02/07/2013).