Retour sur 2013

24 janvier 2013

► Table ronde "Henri Krasucki et ses images"

Salle de conférences des Archives départementales
 
Table ronde dans le cadre du cycle « Vies prolétaires » autour d’Henri Krasucki (1924-2003), secrétaire général de la CGT de 1982 à 1992.
 
Pour cette dixième édition, seront interrogés les mécanismes médiatiques, politiques et classistes qui fondent les représentations publiques d’un dirigeant syndical dont l’engagement embrasse l’histoire du XXe siècle.
 
 
Invités :
 
  • Gérard Alezard, secrétaire confédéral de la CGT de 1982 à 1995 ;
  • Christian Langeois, auteur de Henri Krasucki, 1924-2003, édition du Cherche Midi, 2012 ;
  • Michel Noblecourt, éditorialiste au Monde (pour lequel il a suivi les syndicats français durant quinze ans) ;
  • Jérôme Pélisse, sociologue, auteur d’une socio-histoire d’Henri Krasucki (1997).
 
Conception et animation de la table ronde : Tangui Perron, chargé du patrimoine à Périphérie, avec la collaboration de Nina Almberg
 
Consulter le programme.
 
Partenaires : Région Île-de-France, Périphérie

du 10 avril au 5 juillet 2013

► Résistants (1940-1944). Photographies des graffiti du fort de Romainville

 
L’exposition "Résistants (1940-1944). Photographies des graffiti du fort de Romainville" proposée par les Archives départementales présente des photographies du fort, situé sur la commune des Lilas, resté presque en l’état mais difficilement accessible au public, et des inscriptions et dessins des résistants sur les murs de la casemate n °17.

 

Eclairés par l’analyse historique, les graffiti retrouvent un sens. Ils redeviennent le message émouvant de femmes et d’hommes, laissant une marque de leur passage en ce lieu avant de braver le destin que leur réservent les autorités allemandes.
La campagne photographique menée par le Département de la Seine-Saint-Denis permet de conserver la trace de ces graffiti et de les montrer au public.
 
Visites commentées ouvertes à tous le 15 mai de 12h30 à 13h30, le 6 juin de 12h30 à 13h30 et le 13 juin de 18h à 19h30.
 
Pour en savoir plus :
 
 
Vous pouvez également consulter l'exposition virtuelle consacrée aux graffiti de Romainville.
 

► Les rendez-vous de l’exposition "Résistants (1940-1944). Photographies des graffiti du fort de Romainville"

 
Visites guidées de l’exposition ouvertes à tous sur inscription :
 
  • Mercredi 15 mai, de 12h30 à 13h30
  • Jeudi 6 juin, de 12h30 à 13h30
  • Jeudi 20 juin, de 14h à 15h
  • Jeudi 27 juin, de 18h à 19h

mercredi 22 mai

► Gervaise et Jean, des lycéens dans la Résistance

Vies Prolétaires n° 12

Projection en avant-première du documentaire de Jean-Pierre Gallepe suivie d’un débat le22 mai 2013 à 14h dans la salle de conférences des Archives départementales.
 
En partenariat avec Périphérie, centre de création cinématographique.

 

Projection de Gervaise et Jean, des lycéens dans la Résistance (52 minutes, 2012) de Jean-Pierre Gallèpe, suivie d’une rencontre animée par Tangui Perron, chargé du patrimoine audiovisuel à Périphérie, avec Gervaise (sous réserve) et Jean-Pierre Gallèpe.
 
Lors de la 5e table ronde « Les vies prolétaires » consacrée à la ville d’Aulnay-sous-Bois en tant que territoire documentaire, nous avions (re)découvert un film et son auteur : À force on s’habitue (1979) de Jean-Pierre Gallèpe - réalisateur, producteur et écrivain né en 1946.
 
Très attaché à la ville de Romainville où il a longtemps vécu et au territoire de la Seine-Saint-Denis pour lequel il a travaillé, cet homme discret a construit une œuvre variée qui nous renseigne entre autres sur l’histoire culturelle, sociale et politique du département.
 
En 2012, Jean-Pierre Gallèpe réalise Gervaise et Jean, des lycéens dans la Résistance. Ce documentaire, dans sa simplicité formelle, nous livre le portrait sensible des parents de l’auteur, Jean Gallèpe et Gervaise Gallèpe (née Joly en 1922). Installé à Ivry pendant la guerre, le couple milite clandestinement dans le milieu de la Résistance lycéenne à Paris puis, après la Libération, s’installe à Romainville où Jean (originaire de la ville) sera instituteur et Gervaise (qui avait grandi au Pré-Saint-Gervais), adjointe au maire.
 
Cette séance des « Vies prolétaires » ne prendra pas la forme d’une table ronde mais proposera la projection dans son intégralité du film de Jean-Pierre Gallèpe suivie d’une rencontre avec le réalisateur et sa mère. La projection et le débat s’inscrivent dans le cadre de l’exposition conçue et accueillie par les Archives départementales, Résistants (1940-1944). Photographies des graffiti du fort de Romainville.
 
Informations pratiques :
  • Mercredi 22 mai 2013, à 14h
  • Salle de conférences des Archives départementales de la Seine-Saint-Denis
 
Partenaires :

mardi 28 mai 2013

► De l’actu à l’archive : les photo-reportages militants

 
Conférence autour du fonds photographique du journal L’Humanité.
 
Ce fonds d’archives, riche de deux millions d’images sous forme de négatifs, de positifs couleur, de tirages papier, couvre la période du vingtième siècle, et surtout l’après Seconde Guerre mondiale. Ces photographies présentent surtout l’actualité du mouvement social en France, et donnent à voir la vie politique et sociale vue par des photographes engagés, qu’ils soient professionnels ou non.
Patrimoine fragile, les photographies ont fait l’objet d’un travail de conservation, d’inventaire et de numérisation par le département de la Seine-Saint-Denis.
 
Cette conférence est en lien avec l’exposition "La Valise mexicaine. Capa, Taro, Chim. Les négatifs retrouvés de la guerre civile espagnole", présentée au Musée d’art et d’histoire du judaïsme jusqu’au 30 juin 2013.
 
Jeudi 11 avril à 14h et mardi 28 mai à 14h, salle de conférences des Archives départementales.
 
Inscriptions auprès du Comité départemental du tourisme.

29 mai 2013

► Journée d’étude "Le PCF et les « questions d’organisation » : regards historiens"

À partir de 9h aux Archives départementales, journée d’étude organisée par les Archives départementales de la Seine-Saint-Denis.
 
COMPLET - Nous sommes au regret de vous annoncer que les inscriptions sont terminées. Nous vous remercions de votre compréhension.
La Direction des services d’archives
 
Le Parti communiste français (PCF) est traditionnellement considéré comme un modèle de parti politique de masse. Dans un pays marqué par la faiblesse structurelle des partis, le caractère large de son organisation est longtemps apparu comme une exception, objet de fascination autant que de dénigrement, de mythe davantage que d’analyse.

 

Depuis quelques années, des regards nouveaux se sont multipliés sur l’état réel de l’organisation communiste. Des archives jusqu’alors ignorées ont permis de mieux scruter les flux d’effectifs et la multiplication des études localisées a offert une image plus diversifiée, plus proche des environnements territorialisés de l’activité communiste.
 
Associant historiens et sociologues, cette journée d’étude tentera d’esquisser une mise en perspective globale de ces travaux, afin de mieux comprendre les liens entre la théorie et la pratique, entre le national et le local. Elle s’organisera en cinq moments :
 

1. S’ORGANISER

Au tournant des XIXe et XXe siècles apparaissent dans la mouvance socialiste des représentations modernes et des pratiques diverses de l’association politique. Après la Première Guerre mondiale, l’installation d’un communisme politique distinct s’inscrit dans un jeu de continuités et de ruptures qui mérite d’être scruté, dans une perspective comparative qui relie et oppose la tradition socialiste française et le modèle « bolchevique » véhiculé par l’Internationale communiste.
 

2. RECRUTER

Le PCF a porté une attention exceptionnelle au prosélytisme du recrutement. L’affiche, de ce point de vue, n’a pas été utilisée que pour stimuler la mobilisation électorale : les communistes ont toujours considéré qu’était bien ténue la frontière qui pouvait séparer le « compagnon de route » et l’adhérent. En cela, l’affiche ne sert pas seulement de pivot pour conquérir de l’influence, mais pour conforter « l’avant-garde » et nourrir l’image d’un irrépressible dynamisme militant.
 

3. SE COMPTER

Les effectifs relèvent toujours des secrets de parti, et pas seulement dans le PCF. De fait, le comptage est d’autant plus difficile que l’on ne sait pas vraiment ce que l’on dénombre, le sympathisant, le cotisant régulier, le militant… Dans le cas du PCF, le mystère a été redoublé par les approximations et les leurres entretenus, par les responsables comme par les adversaires. Là encore, l’ouverture de nouvelles sources rend possible des avancées de l’analyse.
 

4. S’IMPLANTER

L’univers communiste a été suffisamment intégré pour nourrir un espace de sociabilité qui va jusqu’à l’émergence de véritables cultures à la fois locales et nationales. Des études se sont attachées à décortiquer cette écologie sociale du communisme. La diversification des matériaux d’étude a permis d’ouvrir l’étude aux organisations et aux trajectoires militantes. Ainsi la cohérence forte de l’univers communiste est aujourd’hui contrebalancée par la perception plus fine de la diversité, voire des écarts ou de la contradiction, mêmes implicites.
 

5. SE MONTRER

Dans l’univers documentaire, l’image animée – le film – a acquis une importance nouvelle qui permet de redonner, à l’analyse rétrospective qui dissèque, le liant de la vie. Dans ce domaine, le travail réalisé d’ores et déjà mérite d’être intégré pleinement à ce qui devient peu à peu une véritable anthropologie du communisme français.
 
Informations pratiques :
 

mardi 2 juillet 2013

► Archives et socialisme après Marx. Autour des fonds de Paul Lafargue, Charles et Jean Longuet

Journée d’étude, mardi 2 juillet 2013 aux Archives nationales
 
L’histoire des socialismes français est marquée par une longue tradition d’études, de Georges Lefranc à Madeleine Rebérioux, et dont les héritages sont encore présents dans les travaux récents. Alors que beaucoup de recherches se concentrent désormais davantage sur le second vingtième siècle, la présente journée entend revenir sur la période antérieure, de la Commune de 1871 à l’entre-deux-guerres, à l’occasion de la mise à disposition d’archives nouvelles : les fonds de Paul Lafargue(1842-1911),Charles Longuet(1839-1903) et Jean Longuet(1876-1938).
 
 
Télécharger le programme
 
Mardi 2 juillet 2013, à 9h, Archives nationales, Hôtel de Soubise (60 rue des Francs-Bourgeois, 75003 Paris).
 
Pour en savoir plus : consulter l’instrument de recherche sur le fonds Paul Lafargue.
 
Partenaires :
 
 

EN IMAGES

 

samedi 14 septembre 2013

► Journées du patrimoine 2013

samedi 14 septembre de 10h30 à 17h30
 
Les Archives départementales vous ouvrent leurs portes à l’occasion des Journées européennes du patrimoine.
 
Autour du thème « 1913-2013 : cent ans de protection », les Archives départementales vous proposent de découvrir les moyens mis en œuvre pour conserver les documents d’archives.
Venez participer à nos ateliers et visites, et expérimentez les techniques des archivistes !
 
 
Partenaires :
 

jeudi 17 octobre

► Solidarités ! Du Chili à la Seine-Saint-Denis, la bataille des images et l’accueil des réfugiés

Table ronde

Si l’on sait que, historiquement, la Seine-Saint-Denis est une terre d’immigration, sait-on combien aussi elle fut un lieu de refuge, d’accueil et de solidarité ? Après le 11 Septembre 1973, un nombre non négligeable des 10 à 15 000 réfugiés politiques chiliens est passé par le département – du foyer des jeunes travailleurs de Bobigny à la ville de Bondy… Et beaucoup y sont restés.
 
Cette solidarité concrète fut aussi prolongée par des mobilisations politiques et culturelles plus vastes dans lesquelles le cinéma (les films comme les projections militantes) a joué un rôle important – malgré certains conflits. Pour cette treizième table ronde des « vies prolétaires » nous tenterons encore une fois de marier analyses savantes, projections d’extraits de films et mobilisation d’une mémoire populaire.
 
Tangui Perron, chargé du patrimoine à Périphérie
 

Invités

  • Jader Cunha-Neves, militant brésilien expulsé au Chili en 1970 puis en France en 1973, balbynien depuis
  • Catherine Roudé, doctorante en histoire du cinéma
  • Denis Lefebvre, historien du socialisme et ancien élu de Bondy
  • et d’autres invités…
Table ronde conçue par Catherine Roudé,Sylvie Zaidman et Tangui Perron, et animée par Tangui Perron.
Télécharger le programme.
Partenaires :
 
  • La direction régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion sociale (DRJSCS) de la Région Île-de-France
  • L’INHA et l’université Paris 1, dans le cadre du colloque De l’Unité populaire à la transition démocratique : représentations, diffusions, mémoires cinématographiques du Chili, 1970-2013, à l’INHA les 9 et 10 octobre.
  • Le Magic cinéma dans le cadre du festival « Résonances », séance Hommages aux exilés chiliens, à Pablo Néruda et Victor Jara, avec la projection des films Septembre chilien de Bruno Muel et Victor Jarra n°2547 d’Elvira Diaz le jeudi 28 novembre.
 
Remerciements :
 
  • Sylvie Spekter, journaliste à Bonjour Bobigny, pour ses informations
  • Bruno Muel, cinéaste
 

mercredi 27 novembre 2013

► Le territoire des images : histoire sociale, histoire du cinéma et histoire des représentations en Seine-Saint-Denis

 
Aux Archives départementales de 9h30 à 17h, une journée d’étude élaborée à l’occasion des trente ans de Périphérie et des dix ans de la mission Patrimoine et Cinéma.
 
9h30-12h : De l’histoire ouvrière : le cas exemplaire de Citroën-Aulnay
14h-17h : Les vies prolétaires : prêtres, ouvrières et "gauchistes" en Seine-Saint-Denis
 
Télécharger le programme.