Retour sur 2012

10 mai 2012

► "Retour sur les grèves de Citroën-Aulnay (1982)"

 
Retour sur la table ronde du 10 mai 2012
 
En partenariat avec Périphérie, les Archives départementales ont accueilli la 8e édition du cycle "Les vies prolétaires". À partir d’extraits de films, de débats et d’analyses, cette table ronde a retracé la lutte que les ouvriers de l’usine Citroën-Aulnay ont menée en avril et mai 1982 pour le droit à la dignité et pour une meilleure reconnaissance de leur travail. Elle a été l’occasion de riches échanges entre la salle et les participants.
 

Invités :

Christian Bonnin, ouvrier et syndicaliste de Citroën-Aulnay
Philippe Jullien, ouvrier et syndicaliste de Citroën-Aulnay
Vincent Gay, doctorant en histoire
Nicolas Hatzfeld, historien
Stéphane Beaud (sous réserve), sociologue
Michel Pialoux, sociologue
Christian Corouge, syndicaliste
Alain Lepert, syndicaliste
Des témoins et des participants à la lutte…
 

 

Pour plus d’informations : le site de Périphérie

 

Partenaires : DRJSCS Île-de-France / Mémoires d’Humanité / IHS-CGT 93
 

31 mai 2012

► Table ronde "Annick et Luc Jaume, de la Bretagne à Bobigny"

 
Retour sur la table ronde du 31 mai 2012

 

Annick et Luc Jaume sont respectivement nés en 1928 et 1926 dans les côtes du Nord en Bretagne, elle dans un milieu traditionnel, lui dans une famille militante. Quittant une région alors pauvre pour travailler à Paris, leur premier combat, à l’instar de centaines de milliers de migrants de l’intérieur, fut d’obtenir un logement digne. Après avoir habité dans des meublés de la Goutte d’Or et de la Seine-Saint-Denis, il leur fut enfin attribué un logement dans la tour Karl Marx à Bobigny, où ils ont vécu près de quarante ans.

 

Leur enracinement en banlieue rouge se fit par une intense participation à la vie associative et politique : Amicales des locataires, des Bretons, des anciens de la Résistance… Les vies d’Annick et Luc Jaume croisent l’histoire politique de la France : de la Résistance à aujourd’hui, en passant par la guerre d’Algérie, la manifestation de Charonne et les évolutions de la banlieue parisienne.

 

 
À la fois récit de vies, hommage, balade historique dans la vie politique de Bobigny et du département, cette conférence a été émaillée de nombreux témoignages, ainsi que des projections de Breiz Nevez (1938), Permis de démolir d’Antoine Vaton (2011), Le joli mai de Pierre Lhomme et Chris Marker (1963) et de rushes de l’enterrement des morts de Charonne filmé par Yann Le Masson (1962).
 
Invités : Luc et Annick Jaume, Antoine Vaton
Conception et animation de la table ronde : Tangui Perron, chargé du patrimoine et de l’action culturelle à Périphérie.
 
 
Pour plus d’informations : Le site de Périphérie
 

jeudi 12 juillet 2012

► Concours De Visu : une visite aux Archives départementales !

 

Dans le cadre de ce concours hebdomadaire, une visite gratuite est organisée par le Comité départemental du tourisme, jeudi 12 juillet 2012 à 14h.
 
Venez découvrir le patrimoine industriel de la Seine-Saint-Denis grâce à un parcours aux Archives départementales, notamment en explorant le fonds de la Manufacture d’allumettes d’Aubervilliers.
 
Renseignements et inscriptions sur le site du Comité départemental du tourisme

 

 

 

 


14 au 16 septembre

 

► Exposition "Regard collectif. Photographies des correspondants de L’Humanité. Années 1950-Années 1990"

 
Du 14 au 16 septembre, pendant la Fête de l’Humanité, au parc départemental Georges-Valbon.

 

À partir des années 1950, le journal l’Humanité initie une nouvelle expérience prolongée jusqu’à la fin des années 1990. Il rassemble des milliers de bénévoles qui arpentent la région parisienne et qui immortalisent par leurs clichés la vie quotidienne, l’activité citoyenne ou militante et les quartiers où elle se déroule. Point commun de ces images : elles portent un regard collectif sur l’espace urbain et ses habitants.

 

 
Ce fonds photographique de plusieurs milliers de clichés déposés aux Archives Départementales de la Seine-Saint-Denis fait depuis 2008 l’objet de recherches dans le cadre du projet PICRI (Partenariat Institutions Citoyens pour la Recherche et l’Innovation), intitulé « À la rencontre d’une mémoire enfouie de la région Île-de-France : l’espace francilien dans le regard des correspondants photographes de l’Humanité », financé par la région Île-de-France.
 
C’est dans le cadre de l’exploitation et de la valorisation de ce fonds qu’un échantillon de cette production photographique est exposé à La Courneuve, à l’occasion de la Fête de l’Humanité.
 
 
Pour en savoir plus sur Le projet de recherche
 

15 septembre 2012

► Journée du patrimoine 2012 : le patrimoine caché aux Archives départementales

 
Découvrir les Archives départementales et assister à une conférence sur « les graffiti de résistants internés au fort de Romainville (1940-1944) : la question des traces et des archives »
 
10h à 12h : visite guidée des Archives départementales
Dans les services d’archives, seule la salle de lecture est accessible au public. Les archives vous proposent une visite des coulisses où se réalise le travail de tri et de conservation. Un moment privilégié pour rencontrer les professionnels qui gèrent les fonds d’archives.
 
14h : conférence sur les « graffiti de résistants internés au fort de Romainville (1940-1944) : la question des traces et des archives »
Par Thomas Fontaine, doctorant (université Paris 1), suivie d’une présentation d’archives et de documents audiovisuels sur la seconde guerre mondiale.
 
 
Programme et informations pratiques sur cette journée :
 
 

 


25 septembre 2012 au 29 mars 2013

 

► Exposition "Des noms sur des murs"

 
Les Archives départementales accueillent du 25 septembre 2012 au 29 mars 2013 "Des noms sur des murs, les graffiti du camp de Drancy, 1941-1944".
 
La cité de la Muette à Drancy fut le principal camp d’internement et de transit des Juifs de France de 1941 à 1944. En 2001, elle est protégée au titre des Monuments historiques en tant que « réalisation architecturale et urbanistique majeure du XXe siècle […] et en raison également de son utilisation durant la Seconde Guerre mondiale […] qui en fait aujourd’hui un haut lieu de la mémoire nationale ».

Lors du changement d’une partie des huisseries durant le printemps et l’été 2009, des graffiti d’internés ont été mis au jour. L’ensemble datant d’août 1941 à juillet 1944 est très divers : dessins, symboles, calendriers, noms et dates, messages, commentaires, poèmes. Inscrits sur des carreaux de plâtre servant de contre-cloison, ces graffiti ont été déposés soigneusement et stockés pour être restaurés sous la responsabilité scientifique du service du Patrimoine culturel du Département de la Seine-Saint-Denis, accompagné par le service Patrimoines et Inventaire du Conseil régional d’Île-de-France.
 
Suivant les témoignages, la pratique du graffiti était devenue comme un rituel. On inscrivait à son tour nom, prénom, date d’arrivée et date de départ sur les murs des chambrées des étages. Ces derniers témoignages avant le départ pour les camps d’extermination sont adressés à tous et pour mémoire.
 
En regard de ces graffiti sont exposées des estampes de Georges Horan. Elles dépeignent les scènes de la vie quotidienne au camp et ont été réalisées durant son internement entre juillet 1942 et mars 1943 et clandestinement sortis du camp lors de sa libération.
 
Après six mois au sein de la crypte du Mémorial de la Shoah, l’exposition Des noms sur des murs est présentée aux Archives départementales de la Seine-Saint-Denis à Bobigny jusqu’au 29 mars 2013. Elle est le fruit de la volonté du Département de contribuer, à la préservation des traces de la Seconde Guerre mondiale sur le territoire.
 
Inauguration le 24 septembre 2012
 
Voir la vidéo de l’inauguration
 
Pour une visite guidée de l’exposition, merci de réserver auprès du Service des publics et de la valorisation des Archives départementales.
 

Activités culturelles autour de l’exposition

 

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter les sites de nos partenaires

Ressources documentaires

 

► Les graffiti de la Cité de la Muette

 
En 2009, des graffiti d’internés sont mis au jour à la cité de la Muette à Drancy, principal camp de concentration et de transit des Juifs de France d’août 1941 à août 1944.
 
Depuis le classement « Monument historique » de la cité de la Muette en 2001, la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France encadre l’ensemble des travaux concernant le site, menés par son propriétaire, l’Office Public de l’Habitat Seine-Saint-Denis. La cité est protégée en tant que « réalisation architecturale et urbanistique majeure du XXe siècle […] et en raison également de son utilisation durant la Seconde guerre mondiale […] qui en fait aujourd’hui un haut lieu de la mémoire nationale ».
 
C’est lors du changement d’une partie des huisseries que des graffiti ont été découverts. Inscrits sur des carreaux de plâtre servant de contre-cloison, ces graffiti ont été restaurés sous la responsabilité scientifique du service du Patrimoine culturel du Département de la Seine-Saint-Denis, avec le soutien de la DRAC d’Île-de-France en 2011.
 

► Histoire de la cité de la Muette

Construite entre 1931 et 1935 par l’Office d’habitations à bon marché (HBM) de la Seine, la cité de la Muette est un ensemble de logements sociaux conçu par les architectes Eugène Beaudouin et Marcel Lods. Elle comprend cinq tours associées à des bâtiments bas, démolis en 1976, et à une construction de quatre étages en U, restée inachevée à cause de la crise économique.
En juin 1940, c’est dans ce U que les Allemands installent un premier camp, le Frontstalag 111, où transiteront des prisonniers de guerre français puis britanniques, destiné ensuite à des internés civils « ressortissants de puissance ennemie » issus de Grande-Bretagne et du Commonwealth.
 
Le site devient camp d’internement des juifs à partir du 20 août 1941. Il reçoit alors plus de 4 200 juifs raflés à Paris dans le cadre de représailles aux attentats visant des soldats allemands. Ces internés, des hommes, pour la plupart étrangers, sont placés sous la surveillance de gendarmes français, habitant les tours de la cité depuis 1938. En 1942, la Muette devient le principal camp pour les juifs en France : 63 000 des 76 000 juifs déportés de France sont partis de Drancy, essentiellement vers Auschwitz-Birkenau (Pologne).
 
À la Libération, des suspects de collaboration y sont internés. Après des travaux, l’Office d’HBM de la Seine réaffecte le U au logement social en 1949.
 

► Les graffiti

Ces graffiti ont été inscrits dans les chambrées situées dans les étages sur des contre-cloisons intérieures constituées de carreaux de plâtre. Ils ont été soit gravés soit écrits au crayon. La cité recèle d’autres graffiti conservés dans des caves ayant servies de prison pendant la guerre. Qu’ils soient situés dans les caves ou dans les étages, ils ont été inscrits majoritairement par des internés juifs et par des internés suspects de collaboration après la Libération.
 
Le plus ancien graffiti connu date d’août 1941, son auteur inscrivant alors son nom et sa date d’arrivée au camp. Cette pratique se poursuit mais s’y ajoute bientôt une autre information : la date de départ. Adressés à tous et pour mémoire, ces graffiti deviennent un rituel pour de nombreux déportables, la veille ou le jour du départ vers Auschwitz-Birkenau (Pologne).
 
Ces noms inscrits sur les murs ont été croisés avec les informations recueillies par le Mémorial de la Shoah, Centre de documentation juive contemporaine, et les archives du Service historique de la Défense. Croisées, ces informations ont permis de restituer, de la façon la moins lacunaire possible, l’identité de ces personnes et de perpétuer ainsi leur mémoire.
Les 70 carreaux de plâtre avec graffiti viennent d’être cédés par l’Office Public de l’Habitat Seine-Saint-Denis aux Archives nationales. Treize d’entre eux sont présentés dans l’exposition "Des noms sur des murs. Les graffiti du camp de Drancy (1941-1944).

Benoît Pouvreau
Historien et commissaire de l’exposition
Décembre 2012

 

Les rendez-vous de l’exposition "Des noms sur des murs, les graffiti du camp de Drancy (1941-1944)"

 
Toutes les visites et conférences autour de l’exposition.
 
Visites guidées de l’exposition ouvertes à tous sur inscription, le 3e jeudi du mois.
  • Jeudi 15 novembre 2012 à 14h
  • Jeudi 20 décembre 2012 à 14h
  • Jeudi 17 janvier 2013 à 14h
  • Jeudi 21 février 2013 à 14h
  • Jeudi 28 mars 2013 à 14h
Pour les classes ou les groupes, merci de réserver auprès du Service des publics et de la valorisation des Archives départementales.
 

Conférences-débats autour de l’exposition

 

Mardi 6 novembre 2012 à 18h

La restauration des graffiti du camp de Drancy

projection du court-métrage accompagnant l’exposition et intervention de Mélanie Curdy, restauratrice d’œuvres d’art

 

Jeudi 13 décembre 2012 à 18h

Cité de la Muette

premier film sur le camp de Drancy, de Jean-Patrick Lebel (projection du film). Soirée hommage à Jean-Patrick Lebel.
 
 

Jeudi 17 janvier 2013 à 18h

Dessiner le camp, des artistes internés à Drancy, 1941-1944

interventions de Karen Taieb, responsable du service d’archives au Mémorial de la Shoah-CDJC et de Benoît Pouvreau, historien au service du Patrimoine culturel du Conseil général de la Seine-Saint-Denis
 
 

Mercredi 20 février 2013 à 14h

Paulette Sarcey

table ronde avec interventions de témoins en partenariat avec Périphérie, centre de création cinématographique.

jeudi 13 décembre 2012

► Projection de Cité de la Muette, film de Jean-Patrick Lebel (1986)

 
Dans le cadre de l’exposition "Des noms sur des murs", soirée hommage à Jean-Patrick Lebel, jeudi 13 décembre 2012 à partir de 18h.
 
À partir de témoignages recueillis en 1981 et 1982 auprès d’anciens internés, Jean-Patrick Lebel a monté ce film qui, pour la première fois, met en images le rôle de Drancy dans l’internement et le transit des Juifs de France vers les camps d’extermination.
 
Cette soirée sera aussi l’occasion de rendre hommage au travail de Jean-Patrick Lebel, décédé le 20 novembre dernier, en présence de Michèle Soulignac, directrice de Périphérie.
 
Lieu : Salle de conférence des Archives départementales
 

Ressources documentaires :

 

20 février 2013

► Table ronde "Paulette Sarcey-Slifke et ses trois vies"

 
Rendez-vous le 20 février 2013 à 14h dans la salle de conférences des Archives départementales.
11e table ronde du cycle « Vies prolétaires »
 
Paulette Sarcey-Slifke a été résistante au sein de la Main d’œuvre immigrée (M.O.I) aux côtés d’Henri Krasucki et de Roger Trugnan. Elle a été arrêtée et internée au camp de Drancy, avant d’être déportée à Auschwitz le 26 juin 1943.
Cette discrète habitante de Montreuil est aujourd’hui la dernière personne qui puisse nous apporter un témoignage direct sur l’histoire d’un groupe combattant qui œuvra à la Libération de la France.
 
Projection : Extraits des rushes (inédits) et du film de Jean-Patrick Lebel, Cité de la Muette (1986) et des extraits de Héritages (1996) de Daniel et Pascal Cling.
 
Conception et animation de la table ronde : Tangui Perron, chargé du patrimoine à Périphérie.
 
13h30 précises (en avant-programme) : projection de La petite place rouge (ou les inaugurations de la place Henri Krasucki) de Tangui Perron (30 minutes, 2012).
 
 
Partenaires :