Fonds figurés et fonds audiovisuels

Les affiches du fonds du Parti communiste français (PCF) 1945-1962

Photographies du journal L’Humanité

Les dommages de la Grande guerre aux Archives départementales

Un massacre oublié, retour sur la manifestation du 14 juillet 1953

Le fonds audiovisuel du service information-communication de la ville de Bondy


Les affiches du fonds du Parti communiste français (PCF) 1945-1962

 
289 images désormais mises en ligne sur cette période.
 
Il s’agit d’une première étape dans la diffusion de la collection d’affiches du PCF déposée aux Archives départementales. Elle fournit un aperçu de cet ensemble volumineux de 4 000 documents qui regroupe aujourd’hui les affiches antérieurement conservées au siège du PCF par le secteur « propagande » du parti et la collection constituée à la Bibliothèque marxiste de Paris. On y trouve majoritairement la production du PCF lui-même au plan national, mais également des documents d’autres provenances, françaises et étrangères. La collection couvre essentiellement les années 1945-2000. Son traitement avait été initié par Lucie Fougeron et prolongé par Iannis Bensadek au siège du PCF. L’instrument de recherche est en cours de finalisation.
 
La valorisation de la collection passant par la reproduction et la diffusion des documents, elle est tributaire de deux conditions : l’obtention – outre l’autorisation du PCF, propriétaire des documents – d’une cession officielle de leurs droits par les auteurs concernés (concepteurs, dessinateurs, photographes) ou leurs ayants-droit ; le dégagement des moyens nécessaires pour mener à bien une campagne de numérisation.
 
Cette sélection marque ainsi un premier résultat en ce sens, nécessairement limité à cette étape. Elle donne à voir un ensemble de slogans et d’images hauts en couleurs, significatifs de l’expression publique du PCF durant la période historique intense qui court de la reconstruction du pays au sortir de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à la fin de la guerre d’Algérie.
 
 

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► Photographies du journal L'Humanité

 
Le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, le journal L’Humanité et l’association Mémoires d’Humanité, ont signé une convention le 15 octobre 2003 prévoyant la prise en charge, la conservation, le classement et la communication des archives historiques du journal et notamment de ses fonds photographiques.
 
La photothèque du journal l’Humanité, qui couvre la période 1920-1994, constitue en effet un ensemble remarquablement cohérent, riche d’environ 2.1 millions d’images.
Il renseigne sur le journal ( rédaction, conception, fabrication, diffusion), ses initiatives (fêtes de l’Humanité, manifestations sportives ou culturelles), et couvre les nombreuses thématiques abordées par ses rubriques : la vie d’organisations politiques ou syndicales (Parti communiste français, jeunesses communistes, Confédération générale du travail…), les mouvements et conflits sociaux nationaux ou locaux (Front populaire, Mai 68, luttes dans les entreprises…), la commémoration d’événements historiques (Commune de Paris, Libération de la France, fusillés de Châteaubriant…), les personnalités du mouvement social, les relations internationales, l’actualité sportive et culturelle.
 
Si cette collection se rapporte largement à l’histoire nationale et internationale, elle offre également, par bien des aspects, un point de vue sur l’histoire locale au travers de dossiers thématiques consacrés aux villes, notamment à celles du département de la Seine-Saint-Denis et ceux portant sur les luttes dans les entreprises.
 
Par la fragilité de ses supports, le fonds photographique de l’Humanité constitue un fonds d’archives sensibles. En raison de son intérêt patrimonial, le Département de la Seine-Saint-Denis a souhaité contribuer à sa conservation et à sa valorisation.
Un important travail d’inventaire et de reconditionnement des supports originaux a ainsi pu être engagé.
Ce travail a également permis de sélectionner, de décrire et de numériser, avec le soutien du Ministère de la Culture, près de 20.000 images.
Celles-ci sont consultables aux Archives départementales et une partie est désormais accessible en ligne.
 
Le fonds en chiffres :
  • 17000 dossiers thématiques de tirages papiers
  • 35000 reportages en noir et blanc (négatifs)
  • 13000 reportages en couleurs (diapositives)
  • 2.1 M d’images
 
Les auteurs :
 
Photographes du journal, membres du réseau des correspondants de L’Humanité, pigistes, particuliers : nombreux sont ceux qui ont contribué à la constitution de cet ensemble iconographique et patrimonial unique.
 
Parmi eux (la liste n’est pas exhaustive) : Jean-Philippe Arles, Francine Bajande, René Barthélémy, Georges Bartoli, Anaïs-Nicole Brunel, Claude Candille, Maurice Cantacuzene, Daniel Catillon, Jean-Marie Del Moral, Serge Gautier, Gérard Jeauneau, Jacques Kanapa, Joël Lumien, Jacques Marie, Jean-Marie Mir, Patrick Nussbaum, Pierre Pitkowicz, Robert Ponty, Théo Ronco, Arlette Rosa, Jean Texier, Pierre Trovel….
 

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Les dommages de la Grande guerre aux Archives départementales

 
Une source nouvelle vient enrichir le matériau de l’histoire de l’actuel département de la Seine-Saint-Denis pendant la première guerre mondiale. Il s’agit du fonds des dossiers de demandes d’indemnisations de dommages traités par les commissions cantonales.
 
La région parisienne n’avait pas été épargnée par les dévastations de la Grande guerre, qu’elles soient le fait de la mise en place préventive du dispositif défensif autour de la capitale, des bombardements allemands ou des accidents provoqués par l’accumulation d’armements dangereux, comme la tragique explosion du dépôt de La Courneuve le 15 mars 1918.
 
La loi du 17 avril 1919 fixa l’organisation des commissions cantonales d’évaluation ainsi que les conditions de remboursement des dommages. La réparation était intégrale et n’était soumise à aucune obligation d’utilisation ou de reconstruction à l’identique, ni à aucune prescription en matière d’urbanisme.
 
Les dossiers traités par les commissions cantonales d’indemnisation de l’actuelle Seine-Saint-Denis ont été classés par Marie-Astrid Manclé, étudiante de l’université Paris-VIII, et un inventaire de ce fonds, coté 10R1, a été réalisé. 1 500 dossiers provenant de 27 communes du nord-est parisien y sont décrits de manière très détaillée.
 
Les dommages déclarés reflètent partiellement ce qu’était l’habitat des habitants de ces communes. Si les bris de vitre dus aux déflagrations sont les atteintes les plus fréquentes, on relèvera aussi les types de bâtiments occupés, leur plan de construction et les matériaux employés. En particulier, les occupants de la Zone - zona non aedificandi bordant les fortifications - ont vu leurs constructions rasées par l’autorité militaire, mais il est possible que seuls les zoniers légaux, souvent petits propriétaires de pavillons, aient pu mener une demande d’indemnisation à son terme.
 
Les dossiers éclairent de nombreux aspects de l’activité économique à cette époque. Les demandes relatives à des destructions de cultures, de serres et d’arbres révèlent l’importance des activités maraîchères et agricoles. L’industrie et le commerce sont également représentés : le département accueille des sociétés de métallurgie, de mécanique et d’électricité, et des entreprises de transport et de commerce y ont leurs entrepôts. Des associations sportives - football, gymnastique - demandent également réparation. Enfin, le propriétaire d’un théâtre réclame dédommagement : il a pour nom Georges Méliès.
 
Le détail des dossiers et les documents photographiques rendent ce fonds précieux et utile à qui voudra écrire l’histoire de l’est parisien au début du XXe siècle.
 
Antoine Brand
Archives départementales
 

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► Un massacre oublié, retour sur la manifestation du 14 juillet 1953

 

Le 14 juillet 1953, comme chaque année depuis 1936, le Parti communiste français (PCF), la Confédération générale du travail (CGT) et de nombreuses organisations progressistes organisent à Paris un défilé qui se veut une célébration des valeurs de la République. Cette tradition rappelle celle des manifestations du 1er Mai.

 

Ce 14 juillet, le cortège défile de la place de la Bastille à la Nation. Rendez-vous est donné dès 14 heures aux militants afin de se constituer en cortèges dont l’ordre a été décidé au préalable. Comme chaque année depuis le début des années 1950 les messalistes, militants indépendantistes du mouvement pour les libertés démocratiques en Algérie (MTLD) dirigé par Messali Hadj, prennent part au défilé malgré leurs divergences - le PCF n’est, à l’époque, pas favorable à l’indépendance de l’Algérie. Ils sont encadrés par leur propre service d’ordre que l’on reconnaît à son brassard vert.
 
Cette année le contexte est particulièrement tendu : les manifestations du 1er Mai ont été marquées par des violences policières ; celles de mai 1952 contre la venue en France du général américain Ridgway accusé d’utiliser des armes bactériologiques en Corée se sont soldées notamment par la mort de l’ouvrier communiste Hocine Bélaïd.
 
À 15 heures, le cortège s’ébranle en direction de la place de la Nation avec à sa tête une banderole proclamant l’« Union pour la défense des libertés républicaines ». L’on entonne une première Marseillaise, l’on exige la libération des militants communistes emprisonnés. Quoi que la presse ne s’en fasse pas l’écho par la suite, l’on scande aussi du côté des messalistes des slogans favorables à une Algérie indépendante.
 
Du côté de la rue Jacques-Cœur surgissent quelques parachutistes, de retour d’Indochine, qui provoquent et agressent les manifestants. Sporadiquement, ces « bérets rouges » qui le matin même défilaient sur les Champs-Élysées agressent les manifestants. Exfiltrés par les policiers, ils ne sont pas arrêtés.
 
Vers 15 heures 30, une première averse estivale, violente et soudaine, sème un peu le trouble mais le cortège parvient tout de même aux alentours de 16 heures en bon ordre à la Nation où la manifestation doit se disloquer. Depuis la tribune où il prend place, le comité d’organisation salue les différents cortèges.
 
Tandis qu’une seconde averse, encore plus drue, s’abat sur la place de la Nation, la journée vire au cauchemar. Après son passage devant la tribune officielle, le cortège des messalistes se presse en direction de l’avenue du Trône où un camion attend les militants pour recueillir les drapeaux algériens et les portraits de Messali Hadj qu’ils portaient fièrement durant le défilé. Des rues adjacentes, des policiers fondent sur eux. Ces derniers s’acharnent à piétiner les portraits du leader indépendantiste. Éclate alors une première bagarre sous la pluie torrentielle. Surprises par la réaction belliqueuse des messalistes qui refluent malgré tout vers la place, les forces de l’ordre suppléées de gardes mobiles retournent à la charge tandis que la tribune est évacuée.
 
Soudain, sans sommation, des coups de feu claquent. « L’horloge monumentale, brisée à l’entrée du carrefour, est arrêtée à 17h20, heure où le premier coup de feu fut tiré », selon France Soir le 16 juillet. Dans la panique générale qui s’en suit, sous une pluie battante, les premiers blessés sont évacués vers les cafés où se réfugient aussi les manifestants effarés qui, comme les clients des cafés, se font frapper par la police. On appelle les ambulances pour transporter les blessés tandis que des médecins donnent les premiers soins. Avenue du Trône, un premier car de police est renversé et enflammé. Deux autres seront brûlés et une vingtaine endommagés. Bien que la traque des manifestants se poursuive jusque dans les cours d’immeubles et sur les quais du métro où les manifestants Algériens – ou qualifiés comme tel - cherchent refuge, un calme relatif revient à peine trente minutes après les premières échauffourées qui furent d’une violence inouïe.
 
Sept manifestants sont tombés sous les balles de la police, six Algériens et un Français : Amar Tabjadi, 26 ans, décédé à l’hôpital Saint-Louis ; Abdallah Bacha, 25 ans, décédé à l’Hôtel-Dieu des suites d’une balle reçue dans la gorge ; Larbi Daoui, 27 ans, tué d’une balle dans le cœur ; Abdelkader Dranis, 31 ans, décédé à l’hôpital Saint-Louis ; Mohammed Isidore Illoul, 20 ans, décédé à l’hôpital Saint-Louis ; Medjen Tahar, blessé par deux balles, décédé à l’hôpital Tenon et enfin Maurice Lurot, 40 ans, mort à l’hôpital Saint-Louis d’une balle dans le cœur.
 
D’après le bilan officiel de la Préfecture de police, une soixantaine de policiers furent blessés à divers degrés. Le journal Combat indique le chiffre de quatre-vingt policiers blessés ; du côté des manifestants, outre les sept morts, le même journal recense quarante-quatre blessés. Mais le décompte officiel de la Préfecture – quarante blessés par balles et sept morts – est certainement à réévaluer : de nombreux blessés, de peur d’être incarcérés, ne se rendent pas dans les hôpitaux et certains médecins ne les signalent pas.
 
Dans les jours qui suivent, l’émotion est intense ; la presse s’indigne, comme par exemple l’Humanité, ou au contraire voue aux gémonies les Algériens agresseurs des forces de l’ordre : le Figaro du 15 juillet dénonce les communistes et les Algériens respectivement responsables et initiateurs des affrontements. Le PCF, tout en taisant les revendications indépendantistes des messalistes, invite à un meeting le 21 juillet au Cirque d’Hiver qui remporte un franc succès.
 
Le même jour, les corps des victimes algériennes sont transportés à la mosquée de Paris pour une cérémonie religieuse tandis que rue Duhesme, au local de la section du PCF à laquelle appartenait Maurice Lurot, une chapelle ardente est dressée en hommage aux sept victimes de la répression policière. Le lendemain, leurs corps sont exposés à la Maison des Métallos avant l’enterrement de Maurice Lurot au cimetière du Père-Lachaise et le transfèrement des corps des Algériens vers l’Algérie.
 
Mais les brimades ne sont pas encore terminées : les corps de Larbi Daoui et Mohammed Isidore Illoul ne peuvent être rapatriés en Algérie pour des raisons administratives. Ils seront enterrés dans le carré musulman du cimetière de Bobigny. Quant à Amar Tabjadi, si sa dépouille est bien parvenue en Algérie, l’Humanité du 26 juillet rapporte que son corps a été subtilisé à sa famille par des militaires français et enterré « à l’esbroufe ». Tahar Madjeb sera inhumé à Guergour, Abdallah Bacha à Bahalil et Abdelkader Dranis à Nedrouma.
 
Malgré quelques commémorations, le massacre du 14 juillet 1953 sera vite occulté dans les années qui suivent par ceux d’octobre 1961 et de février 1962.
 
Le 21 septembre 1995, le fils de Maurice Lurot écrivait dans le courrier des lecteurs de l’Humanité-Dimanche : « chaque année, alors que chacun danse, c’est les larmes aux yeux que je cherche un mot qui réchauffe dans l’HD [l’Humanité-Dimanche]. Chaque année, mon père est de nouveau assassiné par les camarades, par leur oubli ».
 
 
Maxime Courban
Archiviste en charge des fonds photographiques du journal L’Humanité
Juillet 2013
 
 
 

Bibliographie sélective

  • Emmanuel BLANCHARD, La Police parisienne et les Algériens (1944-1962), Paris, Nouveau Monde éditions, 447 p.
  • Emmanuel BLANCHARD, « Police judiciaire et pratiques d’exception pendant la guerre d’Algérie », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, 2006/2 no 90, p. 61-72. Disponible sur : http://www.cairn.info/revue-vingtie….
  • Emmanuel BLANCHARD, « La dissolution des Brigades nord-africaines de la Préfecture de police : la fin d’une police d’exception pour les Algériens de Paris (1944-1958) ? », Bulletin de l’IHTP, 1er semestre 2004, p. 70-82.
  • Emmanuel BLANCHARD, « La Goutte d’Or, 30 juillet 1955 : une émeute au cœur de la métropole coloniale », Actes de la recherche en sciences sociales, 2012/5 n° 195, p. 98-111. Disponible sur : http://www.cairn.info/revue-actes-d…
  • Jacques JURQUET, Algérie, 1945-1954. Des élections à la lutte armée, Éditions du Centenaire, 1984, 443 p.
  • Maurice RAJSFUS, 1953, un 14 juillet sanglant, Agnès Viénot éditions, 2003, 237 p. (coll. Moisson rouge).
  • Danielle TARTAKOWSKI, Les Manifestations de rues en France, 1918-1968, Publications de la Sorbonne, 1997, 869 p.
 

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► Le fonds audiovisuel du service information-communication de la ville de Bondy (2AV et 3AV)

 

La ville de Bondy s’est approprié l’outil audiovisuel afin de promouvoir son action, notamment au travers d’actualités municipales.
 
En 1976, la municipalité de Bondy charge l’Association Bondy Culture (A.B.C.), puis à partir de 1981 l’Association Bondy Information (A.B.I.), de produire et diffuser un programme d’actualités bimensuel d’une durée de 5 à 10 minutes, tourné et monté au format cinéma 16 mm. Diffusé dans les salles municipales, le programme Bondy Actualité rend compte des principaux événements culturels, artistiques et sportifs organisés à Bondy, ainsi que l’activité des services de la commune. En juin 1983, un programme nommé Journal Vidéo de Bondy voit le jour. Censé compléter Bondy Actualité, il se substitue à celui-ci. Ce nouveau magazine est désormais tourné et monté au format vidéo Umatic Pal. De plus, dans sa présentation, il se rapproche de la forme des journaux d’informations diffusés à la télévision. De 1984 à 1988, 51 magazines vidéo mensuels sont produits.
 
En parallèle aux actualités municipales, l’Association Bondy Information réalise des productions vidéo ponctuelles afin, notamment, de présenter les services municipaux et de rendre compte des projets d’aménagement de la commune. L’association développe également des ateliers vidéo en partenariat avec les écoles et centres de loisirs bondynois. Ainsi, la production audiovisuelle de ces deux structures couvre une période allant de 1976 à 1989.
 

Contenu et intérêt du fonds

Le fonds audiovisuel de la ville de Bondy forme un ensemble de 590 éléments, pour une durée totale d’environ 140 heures d’images. Il s’agit de 131 films au format 16 mm (montages et chutes de montage), de 457 cassettes vidéo Umatic (montages et rushes) et de deux cassettes vidéo VHS.
 
Ces documents constituent un témoignage de premier ordre sur l’évolution d’une ville de la proche banlieue parisienne marquée par la personnalité d’un homme, Claude Fuzier, maire socialiste de Bondy de 1977 à 1995. Derrière l’actualité événementielle (fêtes de la ville, commémorations, remises de médaille), les productions audiovisuelles rendent compte de l’évolution urbanistique à travers la réhabilitation des différents quartiers et la construction de nouveaux équipements. Elles soulignent également la vitalité de la vie associative à Bondy et l’engagement de la municipalité qui se manifeste notamment dans le soutien politique aux exilés chiliens. Ces documents témoignent du dynamisme de l’action culturelle de la municipalité, symbolisée par l’existence de nombreux espaces de promotion culturelle, l’organisation d’un festival du cinéma annuel et de nombreuses expositions. Enfin, ce fonds audiovisuel révèle qu’au tournant des années 1970-1980 la technologie vidéo a permis, de renouveler la communication institutionnelle et de toucher une large proportion de la population, grâce à l’apport de l’image.
 

Le traitement archivistique d’un fonds audiovisuel

Déposé aux Archives départementales de la Seine-Saint-Denis en 1989, les supports originaux, films 16mm et cassettes Umatic étaient menacés d’obsolescence. Le fonds audiovisuel de la ville de Bondy a donc fait l’objet d’une campagne de numérisation et de description à partir de 2010. En outre, la majorité des supports ne portaient qu’une information extrêmement parcellaire sur leur contenu. Un répertoire méthodique décrivant précisément les documents a également été produit et l’ensemble des documents est désormais librement communicable et consultable sur DVD aux Archives départementales de la Seine-Saint-Denis.
 
 
Aurélien Durr
Archives départementales
juin 2013