1J/469 - Fonds Settimo Ceccarelli, papiers familiaux.

  • Date(s) :

    1918-1980

    2017

  • Cote :

    1J/469/1-31

  • Description physique :

    Importance matérielle : 0.1 ml

  • Origine : CECCARELLI Settimo
  • Historique du producteur :

    On sait peu de choses sur le parcours de Settimo Ceccarelli. Ses filles Micheline et Éliane témoignent du fait qu'il n'en faisait pas beaucoup état dans les conversations en famille. Les éléments succincts fournis par Madame Éliane Denis (cf. 1J/169J/1) nous apprennent cependant qu'il est né le 29 mars 1896 dans la commune de Sambuca Pistoese (province de Pistoia en Toscane, Italie). Il combat durant la Première Guerre mondiale au sein du 99e régiment d'infanterie de l'armée italienne et est décoré en 1918. Il épouse à une date inconnue Giulia Ceccarelli avec qui il a un fils, né le 20 novembre 1921.

    En 1922 ou 1923, en raison de ses opinions politiques, il fuit le régime fasciste de Mussolini et se réfugie en France. Sachant conduire les chevaux, il trouve du travail au ramassage des ordures ménagères. Son épouse le rejoint en France avec leur fils en 1924. Elle décède la même année en mettant au monde leur fille.

    Le 12 décembre 1931, Settimo Ceccarelli épouse Olga Lemaire, avec laquelle il aura deux filles : Micheline (née en 1937) et Éliane (née en 1941). Durant les années 1930, il est engagé comme manœuvre aux Usines Richard au Blanc-Mesnil. En décembre 1939, il s'engage dans l'armée française « pour la durée de la guerre ». Fait prisonnier, il est interné au « Frontstalag 122 » de Compiègne dont il est libéré en 1941. Il participe ensuite à la Résistance dans un bataillon « garibaldien » des Forces Françaises de l'Intérieur.

    Après guerre, il travaille à la reconstruction des voies de chemin de fer à Noisy-le-Sec (1946), aux usines Babcock & Wilcox à La Courneuve (1947), avant de retourner aux Usines Richard (1948), plus proches de son domicile. En 1948, il reçoit la nationalité française (cf. 1J/469/12). Au début des années 1950, en raison d'un désaccord, il met fin à son militantisme au parti communiste tout en restant passionné par la politique. Le 27 mars 1979, son épouse Olga décède. Le 13 janvier 1980, Settimo Ceccarelli disparaît à son tour.

  • Modalités d'entrée :

    Après de premiers échanges par courrier et par téléphone, Madame Éliane Denis et sa sœur Micheline ont fait don aux Archives départementales de la Seine-Saint-Denis des papiers personnels et familiaux de leur père, Settimo Ceccarelli, le 9 mars 2017. Cela, afin qu'ils y soient conservés pour garder la mémoire de cette histoire familiale, mais également pour les rendre accessibles aux chercheurs compte tenu de leur intérêt historique.

     

  • Présentation du contenu :

    Les documents qui constituent ce petit fonds ponctuent un itinéraire marqué par la constance des convictions et, après le départ d'Italie, la volonté tenace de s'investir dans tous les domaines - y compris en s'engageant dans l'armée régulière puis dans la Résistance - pour s'intégrer pleinement et définitivement à la société française. Les filles de Settimo Ceccarelli témoignent par exemple que leur père refusait qu'elles parlent italien, même dans le cercle familial. Ce trajet singulier s'inscrit dans l'histoire générale du territoire de l'actuelle Seine-Saint-Denis, en particulier celle de l'arrivée de populations migrantes en provenance d'Italie durant la première moitié du 20e siècle.

     

  • Mode de classement :

    Les documents ont été classés par support matériel et conformément à la chronologie de l'itinéraire de Settimo Ceccarelli.

  • Communicabilité / Crédits :

    Communication libre.

     

     

  • Conditions d'utilisation :

    Reproduction des documents libre.

  • Langue(s) : Français, italien.

  • Informations techniques :

    Pour assurer leur bonne conservation matérielle, compte tenu de leur fragilité, les documents sont consultables exclusivement sous la forme de copies numérisées recto-verso.

  • Autre(s) instrument(s) de recherche :

    Répertoire sous format PDF.